La société moderne de consommation pousse-t-elle au stress ?
Oui bien sûr ! Notre vie moderne nous éloigne de notre vrai rythme interne et de nos vrais besoins. Les 30 dernières années ont accéléré de façon très importante notre façon de vivre, de manger, de travailler, d’être avec les autres, de communiquer… Nous vivons en perpétuel état d’urgence, nous sommes connectés partout, à tout moment, sans repos. Nous cumulons également plus d’obligations que nos ancêtres et vivons des changements très (trop) rapides. Si nous considérons que les changements induisent inévitablement du stress, alors notre vie moderne, dans cette société de consommation effrénée ou tout va et change très vite, est extrêmement stressante. L’Organisation mondiale de la santé qualifie le stress d’une épidémie mondiale, en effet 6 travailleurs sur 10 dans les principales économies mondiales sont confrontés à un stress accru sur leur lieu de travail.Définir le stress
Le mot stress vient du latin stringere qui signifie « serré », renvoyant à la notion d’adversité. Il ne constitue pas une émotion mais une réponse biologique du corps face à un danger (réel ou non).
Le stress est par définition une réaction normale du corps lorsque des changements se produisent dans notre environnement.
Le corps humain est conçu pour réagir rapidement et intensément au stress: le cerveau libère des hormones dans le sang. Ces hormones signalent aux glandes surrénales d’injecter dans le sang une bonne quantité d’adrénaline. Celle-ci épaissit le sang, augmente le rythme cardiaque qui, à son tour, incite les poumons à accélérer le remplacement de l’oxygène dans le sang. L’énergie ainsi créée est alors transmise aux organes vitaux tandis que le corps se prépare à l’effort qu’il devra fournir.
Cette réaction accompagnée de changements physiques, mentaux ou émotionnels est la réponse normale du cerveau à ces changements. Il est aussi important de noter que le stress se manifeste aussi pendant les changements positifs de votre vie, tels qu’une promotion professionnelle ou un évènement heureux. On parle alors de stress positif, bénéfique pour notre organisme, qui stimule positivement le dynamisme, l’activité, la créativité (« l’eustress » en anglais) car il a pour but de nous garder alerte, motivé et prêt à éviter ou affronter les dangers. Le stress devient négatif (en anglais, « distress », jeu de mot signifiant à l’origine « détresse ») lorsqu’une personne est confrontée à des situations stressantes de manière continue et lorsque cette personne ne trouve que peu de moments de quiétude entre les différentes phases de stress.
Les différentes causes du stress
Le stress faisant partie courante de votre vie, les différentes sources peuvent être notre environnement, notre corps, ou bien nos pensées. Nous l’avons cité plus haut, les causes de stress se ressemblent et se répètent: vie surchargée, pressions externes, obligations, nous avons de la difficulté à concilier le travail, la famille et notre vie personnelle. Il important de noter que notre stress est étroitement lié à notre perception de la situation. Si, par exemple, cette tâche supplémentaire qui s’ajoute à un horaire déjà complet semble assez facile à gérer, vous ressentirez peu ou pas de stress. Cependant, si cette demande ne peut être intégrée à votre horaire, si vous ne possédez pas les connaissances vous permettant de la prendre en charge, ou si, selon vous, elle ressemble à de la manipulation, à de la cruauté ou à un manque d’égards, la situation devient alors stressante.Autrement dit, notre interprétation de la situation de stress – ou stimulus – déterminera notre façon d’y réagir.Causes externes, morales, les causes du stress peuvent aussi être carentielles. Si une personne est carencée, elle perd plus facilement ses moyens et réagit de manière négative au stress : l’organisme ne peut plus alors y faire face. Les carences nutritionnelles font que nous ne sommes pas tous égaux devant les conditions stressantes. Elles peuvent en effet favoriser la survenue plus ou moins rapide du burn-out ou de sa conséquence : la dépression. Parmi les carences on peut citer le manque d’acides gras essentiels, de magnésium, de fer ou encore de vitamines B… qui créent un terrain favorable à la décompensation nerveuse. Quelle que soit la source et notre interprétation à son égard, la réaction de stress, bien qu’elle s’adapte si bien dans certaines circonstances, pourrait s’adapter difficilement en présence d’un stress constant et chronique.
Les signes avant-coureurs du stress
Le stress chronique épuise les défenses naturelles et physiques de l’organisme. Cela peut provoquer une variété de réactions physiques qui paraissent anodines dont des maux de tête ou d’estomac, la fatigue, une plus grande fréquence ou fragilité au rhume et à la grippe… Grincer des dents ou avoir la mâchoire crispée, la tension musculaire dans le cou, le visage ou les épaules font aussi partie des signes symptomatiques du stress. Enfin, les symptômes les plus évidents sont les problèmes de sommeil, et la prise ou la perte de poids.
Les effets du stress sur l’organisme
Le corps humain n’est pas conçu pour résister aux effets psychologiques d’un stress constant. Au bout d’un certain temps, le corps réagit sous son impact. Les premiers symptômes cités plus haut font alors leur apparition : des maux de tête occasionnels, une nuit d’insomnie, des douleurs sans causes visibles…Si le stress se maintient, la réponse de l’organisme sera biologique, hormonale, physique, émotionnelle et se répercutera au niveau de l’équilibre biochimique, ainsi qu’aux différents métabolismes.Le stress en excès fait ainsi partie des accélérateurs du vieillissement. Il n’absorbe pas seulement de l’énergie, mais demande un apport supplémentaire de magnésium, de taurine et de vitamines du groupe B, sans parler des antioxydants nécessaires pour éponger le surplus de radicaux libres. Lorsque l’adrénaline passe dans le sang, elle entraîne un afflux de calcium qui déclenche de nombreuses réactions comme la contraction des muscles et des vaisseaux. L’entrée massive du calcium dans la cellule chasse le magnésium. Chaque agression fait sortir une certaine quantité de magnésium des cellules qui augmente alors dans le sang. Et plus nous perdons de magnésium, plus nous mobilisons de taurine, qui intervient pour réduire les fuites cellulaires. Mais son taux sanguin montant aussi, la taurine subit le même sort. Le déficit magnésien aboutit donc non seulement à une réduction des réserves énergétiques disponibles, mais à sa dissipation massive dans chaque situation de stress, y compris l’effort physique, ce qui se traduit par une fatigabilité, un manque de résistance et d’endurance. Il donne lieu à des «coups de pompe» et à un état de fatigue permanent. Une exposition prolongée au stress provoque une usure physique et émotionnelle du corps, altérant ainsi le système immunitaire. Cela peut entraîner une condition appelée le stress chronique qui affecte le système nerveux de l’individu de manière négative.
